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succession de Bouteflika:son frére Said se prépare avec un nouveau parti.
3 juin, 2009, 12:32
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Le plus jeune frère du président Bouteflika, Saïd, se préparerait à prendre le pouvoir en 2014 et devrait créer un parti qui raflerait la mise aux  élections législatives de 2012 et qui lui servirait de tremplin «légal» pour remplacer son frère au poste de président de la République.

C’est ce que croit savoir le « Quotidien d’Oran » pour qui « l’histoire semble se refaire, peut-être pas forcément avec les mêmes hommes mais en tout cas avec les mêmes pratiques et pour la pérennisation d’un même système politique ». Le journal écrit que « la scène politique nationale risque de connaître des bouleversements par la création de ce nouveau parti » dont il précise qu’il « va naître sous les auspices d’un homme, Abdelaziz, l’aîné de la famille Bouteflika »

 Pour ce faire, des contacts sont  entamés depuis quelque temps par Saïd Bouteflika auprès de ce qu’on appelle la société civile ou alors les notables des différentes régions du pays. « Il s’agit, en fait, d’échos qu’on reçoit notamment en provenance des villes de l’ouest, du sud-ouest et du sud du pays. Oran, Tlemcen, Adrar, Bechar, Laghouat, Biskra, entre autres, sont celles où, nous dit-on, les contacts sont entrepris d’une manière sérieuse et soutenue. »

A en croire des milieux qui ont déjà été contactés à cet effet, le parti que Saïd Bouteflika voudrait créer, ressemblerait au RND au moment où il a été conçu par le pouvoir.

« Les prochaines législatives sont prévues légalement en 2012. A moins de faits inattendus, il n’est pas dit qu’elles peuvent être anticipées pour des raisons évidentes de préparation du terrain politique mais aussi et surtout pour son assainissement, son déblaiement et sa réorientation vers les caps fixés. », écrit le journal. 

Clientélisme, affairisme

Le journal conclut : « Il faut croire que tout est possible dans un pays qui sombre d’une manière flagrante et sans retenue dans le clientélisme, le régionalisme, l’affairisme et l’opportunisme. Tout autant que le champ politique, celui médiatique risque selon certaines sources, lui aussi, de subir d’importants bouleversements en prévision des échéances à venir. L’amnistie générale que le chef de l’Etat veut mettre en oeuvre au profit des islamistes viendrait, selon les mêmes sources, comme appoint décisif pour asseoir une nouvelle tendance politique où la donne islamiste serait, nous dit-on, «gérée comme il se doit».

Saïd Bouteflika est, faut-il le dire, le frère le plus actif et le plus en vue du chef de l’Etat. Il l’a été depuis que Abdelaziz Bouteflika a pris les rênes du pays. Il semble avoir ainsi décidé de vouer le restant de sa vie à la gestion du pouvoir puisqu’on lui reconnaît depuis 1999 qu’il est pratiquement à l’origine des grandes décisions. C’est ce qui résonne même à l’extérieur du pays. L’on se rappelle ce directeur d’un grand journal d’un pays du Golfe qui avait mis en avant la personne de Saïd pour, nous avait-il dit, pouvoir décrocher une autorisation pour l’ouverture d’une ligne aérienne entre son pays et l’Algérie. «On me dit que toutes les décisions passent par Saïd Bouteflika», avait-il confié en marge d’un sommet de l’OTAN qui se tenait à Riga, en Lettonie. Les chancelleries accréditées à Alger en parlent souvent sous cet angle à ceux qui tentent de comprendre comment sont gérées les affaires de l’Etat.

Il faut reconnaître à Saïd Bouteflika une ambition folle de paraître comme tel aux yeux de tout le monde. Il ne s’en est jamais caché. Durant la campagne électorale pour la présidentielle du 9 avril dernier, le jeune frère était constamment en avant. Il veillait au grain. Il vérifiait tout, des portraits, aux banderoles, aux installations sonores, aux agissements des éléments de la sécurité présidentielle qu’il rappelait à l’ordre à chaque fois qu’il le jugeait utile. Il a réussi ainsi à organiser une campagne électorale de bout en bout. Et là où Saïd Bouteflika pensait que les choses pouvaient se corser ou aller à contresens de l’ordre établi, il se déplaçait la veille, y passait la nuit pour en filtrer le moindre signal. Il l’avait fait à Tizi Ouzou et à Béjaïa. Il est connu dans toutes les régions du pays. Les foules l’acclament par son nom. Sourire aux lèvres, il ne se privait pas de s’en approcher. Il ne refusait aucune sollicitation. Nous l’avions même vu écouter ceux des petites gens qui lui exposaient leurs problèmes. Futé qu’il semble l’être, Saïd Bouteflika pense certainement ne pas se priver de «cette aura» en la transformant en une assise populaire pour s’assurer des lendemains politiques prometteurs.

 – Sce : Quotidien d’Oran


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