L’opposition: recul ou décantation
6 juillet, 2010, 13:12
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 La mémoire collective épinglait toujours nos consciences: Ali M’CILI, ardent militant des droits de l’homme, froidement assassiné le 07 avril 1987 à paris par le sieur: AMELOU, exécutant des chimères politiques.       22ans après son élimination par la police politique Algérienne, les séquelles de cet assassinat s’ulcèrent toujours dans le registre des martyrs de la démocratie. 

     Les procès intentés par sa famille et ses compagnons se boudent  toujours devant le rempart répressif de la coalition Algéro- française formant l’union des diables, en hypothéquant la justice contre pétrole, au détriment d’une volonté d’acier de mettre toute la lumière sur cette liquidation.      La disparition de ce grand homme était un coup fatal pour l’opposition algérienne et pour la démocratie car il fut l’un  des précurseurs et des pionniers de cette révolution générationnelle qui a mis à nu tout un système les plus infirmes. Son engagement pour la cause fut perceptible dans ses pensées et ses actes, l’histoire nous enseignait qu’il fut l’artisan des accords historiques entre le régime BENBLISTE et le FFS en 1964, arrachant ainsi la reconnaissance du pouvoir pour le front des forces socialistes, étant un parti jouissant d’ancrage social, représente une alternance démocratique, contre l’usurpation et la séquestration des libertés. 

     Le 7 avril1987, était une tache noire dans les annales de l’Algérie- républicaine, car cette journée a imputé au pays sa chance d’embrassé la démocratie, la liberté et la justice sociale. Ce 07avril représentait une profonde consternation pour le peuple qui attendait de M’CILI une 2eme république et une effervescence de joie pour un régime qui parfaitement s’est débarrassé d’un cauchemar, en garantissant un campement perpétuel dans le sérail.       Aujourd’hui, si nous faisons l’inventaire des pertes et des acquis pour revoir les lacunes et adopter la stratégie efficace face aux multiples déroutes vexés par les ambitions démesurées des uns et le désengagement des autres, nous aboutirons au diagnostique suivant: l’opposition se scinde en deux circonstances: entre l’engagement, dévouement et l’altruisme sous les commandes de M’CILI et narcissisme, népotisme, clientélisme et résignation  à l’époque actuelle. 

     Deux époques notoirement différentes, prouvent la place prépondérante de cet homme sur l’échiquier politique, constituant un danger permanant à l’entente étriquée  dans l’agora des décideurs et son élimination était un acte lâchement prémédité, poignardant la démocratie par derrière, en s’éteignant la chance à la nation de voir la levée du jour.      Le but recherché par sa liquidation est  d’imposer une ligne de conduite infranchissable contre les éveilleurs des consciences qui défraichissent le champ de possible,  en enseignant au peuple le gout et l’envie de vivre digne dans un pays prospère.  

     Peut-on dire que le combat de M’CILI est renoncé par les siens? Depuis l’avènement de multipartisme, hormis cette     Décennie effervescente effleurit par une dynamique mobilisatrice des masses, la suite du parcours est téléguidée par le collimateur qui génère des épopées et leurs actants circonstanciels. La vie politique est snobée d’en haut, tout est devenu artificiel, même cette poignée d’hommes qui se proclament d’opposition ne fait que rendre service au régime, en faisant en sorte de s’opposer à une politique alors qu’ils ne remplissent que leur rôle d’agitateurs conjoncturels  d’un espace démocratique limité par les gardes- fous. 

    Certes, l’opposition n’a pas consommé ses chances de se rebondir et retrouver sa vocation primaire et primordial, à savoir: la constitution d’un état démocratique social mais ceci nécessite un acte de refondation et d’assainissement des rangs, en se débarrassant de cette pléiade des charlatans qui vendent et achètent des consciences, en se permettant même de marcher sur les cadavres pour atteindre le maxime de leurs ambitions démesurées.    Ceux qui sont sur les étals, occupant le devant de la scène, ne feront pas la révolution car celle-ci se prépare dans les cœurs des hommes  qui connaissent la valeur authentique de la paix. Hormis ces militants sincères qui sont comptés au bout des doigts, appartenant au petit peuple, partagent avec lui sa joie et ses douleurs; ceux sont des disciples de M’CILI qui disaient chaque jour des choses simples, faisant du social, traduisant les souffrances des autres  dans leur comportement, eux sont l’inspiration  de la 2eme république et tout  changement  parviendrait de leur part.   


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